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Titre du blog : Arts scéniques et vieilles dentelles
Auteur : Artscenik
Date de création : 03-10-2010
 
posté le 18-12-2011 à 14:05:46

Cesaria Evora

Cesaria Evora

 

 

Cesaria 1 image


Voilà !
Elle fait partie des personnes pour qui j'ai une admiration. Petit bout de femme, humble sans fioritures qui savait faire passer tant d'émotions, du soleil, de la vie : une voix, une présence.
Surnommée la Diva aux pieds nus, j'ai eu la chance de le constater au Grand Rex en avril 2011.
Sodade, une de ses chansons la plus connue parle de la nostalgie de son pays, le cap vert. Le compositeur est Bonga Kuenda.

 



La mer est la demeure de la nostalgie
Par le soleil couchant
D'une fin d'après-midi
Je marchais sur la plage de Nantucket

En me souvenant de la plage de Furna
La nostalgie m'a assailli et j'ai pleuré
La mer est la demeure de la nostalgie
Elle nous emmène vers la terre lointaine
Elle nous sépare de notre mère de nos amis
Sans savoir si on les reverra un jour

J'ai pensé à ma vie solitaire
Sans personne digne de foi près de moi
En regardant les vagues mourir tout doucement
Il m'est venu un sentiment de douleur

Cesaria 2 image


Une diva aux pieds nus, à la voix d'or et au cœur immense.

En 2009, elle reçoit la Légion d'honneur.

Votre voix, reconnaissable entre mille, a fait le tour du monde, popularisant les coladeras et les mornas de votre Cap Vert natal, exaltant l'âme des habitants de votre archipel, leurs rêves, leurs blessures, leurs joies, et, bien sûr, cette mélancolie, cette solitude, la Sodade que vous chantez mieux que personne, a ajouté la ministre, en présence de l'ambassadeur à Paris du Cap-Vert. Votre histoire est devenue une légende. Celle de la victoire du talent sur la fatalité. Conjurer le sort par la musique, c'est ce que vous avez fait toute votre vie, a conclu la ministre.

(source)

Un duo avec Bernard Lavilliers : Elle chante.

Dans cette chanson j'ai retrouvé cette force et fragilité qu'elle ne dissimulait pas.
Il cite comme anecdote : Elle avait beaucoup d'humour et elle draguait les garçons. On a dansé ensemble à Paris dans le XVIIIe, elle me dit, en portugais : “Tu peux me serrer plus fort, les vieilles, ça s'accroche pas”.

 

 



J'ai adoré son authenticité, il n'y a pas de mode à suivre, juste une personnalité à part entière. Elle s'est présentée sur scène sobrement, est juste repartie d'un petit signe de main, la main sur le cœur pour remercier le public. Elle m'a fait sourire, lorsque pour une petite pause, elle fait venir un choriste pour chanter à sa place et s'est assise sur une chaise derrière lui en fumant sa clope comme si elle était chez elle. Serait-ce donc cela le secret de l'authenticité ? Se sentir partout chez soi ? Elle savait mettre en avant tous ces musiciens et choriste parce qu'elle avait ce don de partager la lumière qu'elle diffusait naturellement.

Il y aurait encore beaucoup de choses à dire, les médias le font... Je ne souhaite pas épiloguer  plus longtemps, il suffit d'écouter, regarder.









Tous ses albums

Au revoir, Madame. Il manque cruellement de personnes comme vous.

Klimty

 

 

Commentaires

Klimty le 21-12-2011 à 10:47:24
coeur_1
OldDream le 20-12-2011 à 18:38:59
Klimty , très bel article qui se devait d'être là à cet instant là.

Du coup , je te serre fort Rire1
Klimty le 18-12-2011 à 20:50:08
Surement une petite habitude qu'elle a gardé librement, même dans une salle de Paris avec des normes strictes... Sourire Comment pouvait-on lui refuser celà ?
serges- le 18-12-2011 à 16:32:58
Tiens ! Tiens ! Le coup de la pause clope j'y avais eu droit aussi ! Pas si spontané que ça... mais cette soirée-là m'a laissé que de bons souvenirs !